Eh ben alors ?... Faut rigoler quand même !...
Allez ! On rigole, on rigole ! (... tant qu'il en est encore temps !)

 

30 Septembre 2003.

On attendait une rentrée "chaude". On l'a !... mais sur le plan climatique...
Quid des milliers de profs qui devaient envahir nos boulevards pour préserver leurs retraites ? Où sont passés les cégétistes qui devaient bloquer nos théâtres pour faire tomber un "accord" au sujet duquel ils ne le sont pas ? L'automne est-il donc tellement en retard cette année ? La douceur de l'arrière-saison aurait-elle poussé nos manifestants à la sieste ?

Il semble bien que la canicule ait tué au cours de l'été, pas seulement les vieux mais aussi toutes velléités révolutionnaires. Pour les vieux c'est regrettable, bien sûr, mais pour le reste, c'est plus discutable... Les problèmes subsistent et il faudra bien les régler car ça n'est pas en ignorant les erreurs qu'on les corrige !

Je parle là plus particulièrement des intermittents.
Un "accord" a été signé, c'est vrai, mais par des gens qui ont ignoré les réalités de cette profession. Par nature, les artistes sont très indépendants. Moins de 6% d'entre eux sont syndiqués, et leurs représentants face au MEDEF, très loin de connaître les véritables pratiques de ces métiers ont signé un accord inapplicable pour la grosse masse des petits. Cet accord est donc caduque de naissance et son application dans son état actuel reviendrait à tuer dans l'oeuf les créateurs et leurs futures créations.

Oh ! je ne plains pas les grosses "boîtes de prod" de la télé qui emploient à jet continu des intermittents qui n'ont pas lieu de l'être, pillant ainsi allègrement et depuis des années les caisses de l'UNEDIC. Non, celles-là, elles sont au contraire ravies puisque le système va continuer. Je parle des petites troupes d'artistes, comédiens, musiciens, techniciens, cadreurs, décorateurs, éclairagistes, etc., qui ne trouveront pas toujours les contrats suffisants dans les délais impartis pour conserver leur statut. C'est ceux-là qui vont disparaître et c'est ceux-là qu'il faut défendre en engageant le Parlement à NE PAS ENTERINER L'ACCORD DANS SA FORME ACTUELLE.
QU'IMPORTE QU'IL SOIT DE LA MËME COULEUR POLITIQUE QUE LE GOUVERNEMENT. - QUELLE QUE SOIT SA COULEUR, UNE CONNERIE RESTE UNE CONNERIE ! - SI CE DERNIER PREPARE UNE ERREUR, NOS PARLEMENTAIRES DOIVENT L'EMPËCHER DE LA COMMETTRE !

Serge GROUARD, Député-Maire d'Orléans inscrit à l'UMP a osé exprimer hautement sa désapprobation et son souhait de voir renégocier l'accord en question avant tout décret d'application. Il faut saluer cette position courageuse vis-à-vis du gouvernement. Il faut que d'autres députés suivent son exemple. NE PERSISTONS PAS DANS L'ERREUR TANT QU'IL EST ENCORE TEMPS DE LA CORRIGER !

Certes, en théorie le Gouvernement n'est pas responsable de ce mauvais accord. Il n'empêche ! Il est responsable du futur. Si les petites compagnies, si les groupes musicaux disparaissent, c'est toute la Culture Française qui disparaîtra avec eux. On ne peut pas compter sur les "boîtes de Prod" de la Télé pour maintenir une identité culturelle française. Elles savent parfaitement adapter les émissions à succès étrangères ou nous bourrer la lucarne de Loft ou d'autres émissions toutes poubelles les unes que les autres.
Mais qui fait le spectacle vivant ? Qui fait vivre nos théâtres ? Qui anime nos rues ou nos Festivals ? ou même qui imagine et maintient en vie le cinéma français ?... Des INTERMITTENTS, des Vrais ceux-là ! Et ce sont eux qu'on condamne à l'extinction.

Il sera trop tard pour rigoler quand nous n'aurons plus que des clowns d'état !

 

* * *

Allez ! Que Dieu, Allah ou Jehovah vous garde !

 

J.M.

 

 

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